Les théories d’apprentissage

  1. LES THEORIES D’APPRENTISSAGE

Différentes approches théoriques de l’apprentissage ont su résister à l’épreuve du temps, nous pouvons en distinguer trois : le béhaviorisme, le (socio)cognitivisme et le (socio)constructivisme.

BÉHAVIORISME


Selon cette théorie, l’apprentissage s’exerce lorsque l’on réagit à des stimulus extérieurs et intérieurs. Il est possible de modifier ou de moduler notre réaction en fonction des résultats (récompenses) que ce comportement nous procure.

À cet effet, le jeu éducatif offre la possibilité à un apprenant de tester différents comportements (recourir à diverses méthodes pour résoudre un problème, par exemple), puis valider sa démarche en vérifiant le résultat obtenu. Déjà en 1898, Thorndike mentionne deux lois complémentaires en ce qui a trait à l’apprentissage béhavioriste : la loi de l’effet et la loi de l’exercice.

D’abord, la loi de l’effet explique qu’un apprenant a plus de chances de répéter un comportement si ce dernier a produit un résultat satisfaisant. Le jeu, misant sur les rétroactions positives, exploite tout à fait ce constat.

Puis, la loi de l’exercice, bien connue des enseignants, montre que la pratique d’un comportement qui donne des résultats positifs deviendra de plus en plus efficace (rapide). Il est question ici des exerciseurs répétitifs qui consolident les apprentissages des élèves. Or, la monotonie est un irritant majeur de ce type de moyen pédagogique. Le jeu peut briser, par son enrobage, cette monotonie. Rien ne prouve pour l’instant que les mécanismes des jeux-exerciseurs permettent de maintenir l’intérêt des élèves sur une longue période grâce aux mécanismes béhavioristes qu’ils mettent en place, mais ils ont l’avantage de diversifier les moyens à la disposition des enseignants lorsqu’une telle tâche est jugée nécessaire.

COGNITIVISME


L’apprenant est un ordinateur. Il perçoit des informations, les reconnait, les emmagasine, puis les récupère au moment voulu. Un dispositif d’apprentissage efficace mise donc sur l’ensemble de ces processus (Kozanitis, 2005). Selon les fervents de cette approche, l’apprentissage s’effectue lorsque l’apprenant fait constamment appel à des schèmes cognitifs pour réactiver des connaissances antérieures, puis les mobiliser…

SOCIOCONSTRUCTIVISME


Cette approche théorique mise sur le rôle de l’apprenant dans la construction de ses connaissances. Par exemple, sa perception d’un concept et ses connaissances antérieures reliées à celui-ci influencent l’apprentissage (Kozantisis, 2005). Aussi, elle met l’accent sur l’aspect social de l’apprentissage. En effet, dans le travail collaboratif, un élève peut confronter ses conceptions avec celles des autres, puis finalement se construire une conception personnelle d’une connaissance.

Source : le didacticien